Les parents du Victor Burie

ERNEST GUSTAVE BURY (né à Grammont en 1892 - décédé à Louvain en 1969)

Au sortir de l’école, Ernest fut employé en tant que commis dans la droguerie Bourlet, à Bruxelles. Cet apprentissage lui permit, par la suite d’ouvrir des commerces analogues lorsqu’il se maria avec Yvonne Van Hoeck, ma grand-mère paternelle.

C’est ainsi qu’ils gérèrent une droguerie à la place Saint-Géry, près de la Bourse de Bruxelles pendant la première guerre mondiale. Il se lança aussi dans la fabrication de mastic pour vitres.

Ernest Bury, vers 1900

Ernest Bury, vers 1900

Ernest Bury, vers 1908 avec son employeur

Ernest Bury, vers 1908 avec son employeur

YVONNE VAN HOECK, née à Bruxelles LE 1 septembre 1894 - décédée à Saint-Gilles-lez-Bruxelles le ?)

La famille du père biologique d’Yvonne s’occupa discrètement de celle-ci pendant son enfance et continua à prendre de ses nouvelles jusqu’à ses cinquante ans. Yvonne fut baptisée en l’église de la Chapelle, près de la rue Haute, à Bruxelles.

Yvonne Van Hoeck, vers 1900

Yvonne Van Hoeck, vers 1900

Victor Negal et son épouse

Son demi-frère Victor Negal et son épouse

Yvonne Van Hoeck (à gauche) et une amie lors d’une excursion à Aywaille vers 1912

Yvonne Van Hoeck (à gauche) et une amie lors d’une excursion à Aywaille vers 1912

Yvonne Van Hoeck (à gauche) et une amie lors d’une excursion à Aywaille vers 1912

Yvonne Van Hoeck (à gauche) et une amie lors d’une excursion à Aywaille vers 1912

Yvonne Van Hoeck (à gauche) et une amie lors d’une excursion à Aywaille vers 1912

Yvonne Van Hoeck (à gauche) et une amie lors d’une excursion à Aywaille vers 1912

En 1914, Ernest avait 22 ans tandis qu’Yvonne en avait 20. Elle attendait mon père, Victor. A cette époque, la Première Guerre Moniale venait de commencer, mais l’administration n’avait pas encore été paralysée. Ils se marièrent à l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Comme ils étaient légalement considérés comme « enfants inconnus » et mineurs de surcroît, ils durent trouver un nombre incroyable de témoins (24 si ma mémoire est bonne) afin de pouvoir se marier légalement. Ma grand-mère me racontait qu’ils avaient du sortir de la salle de mariage et appeler des gens se baladant sur la Grand-Place de Bruxelles et leur promettre un « pot » en échange de leur prestation de témoins! Yvonne mit au monde mon père, Victor, le 2 septembre 1914, le lendemain de son vingtième anniversaire.

Ernest avait peut être le sens de l’entreprise, mais aussi un caractère assez difficile, tandis qu’Yvonne possédait celui des affaires et savait, par son caractère jovial et sa belle prestance, attirer la clientèle qui fréquenta leurs commerces successifs. Il faut dire que le nombre d’établissements qu’ils ouvrirent pendant leur existence fut prodigieux: drogueries (au moins trois), usine de fabrication de mastic, cafés, tavernes, hôtel, etc... Après la Seconde Guerre Mondiale, vers 1949, ils eurent à payer un montant très important de taxes. Ils étaient redevables d’une somme de plus de 100.000 francs de l’époque à l’Etat. Pour éluder l’impôt, ils décidèrent de s’expatrier.

Un client de la taverne qu’ils occupaient à ce moment, un homme d’affaire sud-américain, leur conseilla de se rendre à Caracas, au Venezuela, où, disait-il, toute entreprise menée par des Européens était vouée au succès immédiat. Tout le confort et l’assistance nécessaires à leur installation sur place leur fut promis. L’affaire fut rapidement conclue et ils préparèrent leurs bagages. Dans ceux-ci, outre manteaux et étoles de fourrures et soieries précieuses, ma grand-mère emporta une quantité impressionnante de dentelle afin de l’écouler sur place.

Ils embarquèrent, accompagnés de Charles Versteghen et de son épouse (leur associé et cuisinier) à bord du paquebot le « Brazil » au départ d’Anvers. Après un voyage fort agréable, ils arrivèrent à Caracas où ils débarquèrent. Leur étonnement fut grand en voyant que personne ne les attendaient et que les autorités vénézuéliennes les considéraient tout simplement comme émigrants. De plus, pour s’établir en tant que commerçants, ils leur fallait remplir des démarches telles qu’il leur aurait fallu des mois avant de pouvoir ouvrir quelque gargote dans ce pays. Ils avaient trouvé un logement des plus sommaires et essayèrent de réfléchir à ce qu’il y avait de mieux à faire. Finalement, l’incertitude de leur situation les incita à retourner en Belgique où ils arrivèrent un mois et demi après leur départ d’Anvers. Ils payèrent leurs impôts et reprirent une taverne: « la Petite Suisse » qui faisait l’angle du boulevard Général Jacques et de l’avenue de Hippodrome, à Ixelles. Une banque occupe les lieux, actuellement. Par après, ils officièrent à la « Flèche d’Or », rue de la Station, à Kortemberg, Brabant Flamand. Il s’agissait d’une taverne-restaurant-pension qui proposait des chambres aux voyageurs. Ce bâtiment fut vendu par les propriétaires et mes grands-parents transportèrent leur commerce plus loin, sur la chaussée de Louvain, où ils finirent leur carrière professionnelle. Ernest mourut quelques années plus tard, atteint de leucémie. Son épouse revint à Bruxelles et vécut encore des années avant de s’éteindre à Saint-Gilles-lez-Bruxelles âgée de presque nonante ans.

La droguerie rue du Congrès, à Bruxelles vers 1920

La droguerie rue du Congrès, à Bruxelles vers 1920

Ernest Bury vers 1916

Ernest Bury vers 1916

Yvonne Bury-Van Hoeck vers 1916

Yvonne Bury-Van Hoeck vers 1916

Ernest Bury dans la fabrique de mastic

Ernest Bury dans la fabrique de mastic

Le stock de mastic

Le stock de mastic

La meule à craie

La meule à craie

Ernest et Yvonne vers 1930

Ernest et Yvonne vers 1930

L’Eville, la taverne qu’ils occupèrent pendant la guerre, boulevard Pacheco

L’Eville, la taverne qu’ils occupèrent pendant la guerre, boulevard Pacheco

Ernest et Yvonne

Ernest et Yvonne

A bord du Panama, en route poue le Venezuela

A bord du "Panama", en route pour le Venezuela

A Carracas

A Carracas

Leur logement à Carracas

L'"hôtel de luxe" à Carracas

A bord du Panama, en route poue le Venezuela

A bord du "Panama", en route pour le Venezuela

A Carracas

A Carracas

A Carracas

Carracas

La Flèche d'or, à Kortemberg

La "Flèche d'or" rue de la Station, à Kortemberg

La droguerie de la rue Jourdan, à Bruxelles

La droguerie de la rue Jourdan, à Bruxelles

Ernest

Ernest

La Flèche d'or, chaussée de Louvain, à Kortemberg

La Flèche d'or, chaussée de Louvain, à Kortemberg

Yvonne

Yvonne

La Flèche d'or, rue de la Station, à Kortemberg

La Flèche d'or, rue de la Station, à Kortemberg

Ernest

Ernest

Yvonne

Yvonne

La Flèche d'or, chaussée de Louvain, à Kortemberg

La Flèche d'or, rue de la Station, à Kortemberg